Le ministre du Budget a une liste de 3000 noms qui sont connus et répertoriés pour avoir de l’argent et d’être en infraction par rapport à la législation française…3000 personnes…Imaginons que ces 3000 personnes, ces contribuables représentent 3 milliards d’euros…Non, disons 5 milliards…Allons, soyons fous, ils représentent 10 milliards d’euros…Quel serait l’impact sur les finances publiques? Nous connaissons un déficit de 2000 milliars d’euros. Alors je ne vois pas quel est l’objectif du ministre du Budget si ce n’est une opération de communication. Certes, ce serait déjà ça de gagner mais je crois que le vrai message derrière c’est pour détourner l’attention des contribuables sur le bouclier fiscal et surtout sur les niches fiscales puisque le projet du gouvernement de faire un toilettage à ce niveau là a été purement et simplement abandonné.

Cette fameuse liste, si elle existe vraiment, ne serait qu’un leurre, ne serait qu’un moyen détourné et de la démagogie pure.

Me voici de retour après une période d’absence pendant laquelle j’ai abandonné l’exercice de l’écriture de pensées qui n’intéressent personne que moi mais que quelques personnes me font le plaisir de venir lire néanmoins.
Après cette introduction négative, comme mon humeur parfois, voici les dernières nouvelles. J’ai commencé ma formation qui se passe bien et je suis content de retrouver une activité même si je subis celle-ci car je dois me concentrer, écouter et prendre des notes, c’est plus passif qu’actif mais ça a le mérite d’occuper mon esprit et la technicité de certaines discussions m’oblige à faire attention.

La crise progresse pendant ce temps et les milliards d’euros pleuvent sur les banques. Après le Crédit Lyonnais et son célèbre slogan “une banque qui nous coûte cher” c’est tout le système bancaire qui commence à flancher. D’une crise technique et une économie fictive, on est passé à une crise économique et financière “sans précédent” comme l’a dit le Président(s) de la France et de l’Europe, Nicolas Sarkozy qui a pu trouvé l’argent nécessaire à stabiliser le système mais qui hurlait son désespoir pour financer le RSA et les retraites…Il y aura des remises d’impôts, des éxonérations et la crise va perdurer encore un peu.

L’avantage de cette situation réside dans le fait que si le chomage augmente et que les prix flambent, le gouvernement aura une excuse entourée de papier cadeau : “c’est pas nous, c’est la crise”. Certes…Mais c’est tout de même un peu de leur faute car ce système spéculatif et non plus simplement capitaliste n’a jamais été régulé par les politiques et ce parce que c’est bien l’économie qui fait la loi et pas la loi qui dirige l’économie.

Pendant que l’Europe et les Etats Unis tentent de redresser une situation qui leur échappe un peu plus chaque jour, la Chine continue sûrement de bafouer les droits de l’homme, le Darfour n’a probablement pas retrouvé la paix et toutes ces parties du monde, où l’on traine nos journalistes parfois parce que l’actualité people n’est pas assez riche, toutes ces parties du monde sont oubliées et ce n’est plus prioritaire…Quant aux otages des FARCS, on peut raisonnablement estimer qu’ils sont tous rentrés chez eux.

L’accumulation de toutes ces incohérences montrent bien que la bonne conscience que l’on se donne à travers nos représentants est vite balayée d’un revers de main quand la diminution de nos richesses est en jeu. Or, si l’on nous raconte que des employés se battent pour sauver leurs emplois, si l’on insiste sur la grosse crise, sur le krach boursier et si l’on nous martèle que tout ça c’est la faute du système financier et que le nôtre est plus solide que celui des américains, si on nous bourre le crâne de toutes ces idées c’est pour nous rassurer ou nous faire peur? Alors, je n’ai pas la réponse mais je n’ai pas le sentiment que les gens s’inquiètent vraiment, du moins il semble que l’on subit tous la situation, on l’accepte parce que “c’est comme ça” et personne ne réagit vraiment, personne ne semble effrayé.

Les caisses sont vides sauf pour les banques et les riches, les médias sont muselés par leur propre manque de professionnalisme et les peuples restent attentistes.

Serait-on revenu à notre belle et grande Révolution? avec trois ordres : La Monarchie moderne élue, Les Capitalistes de sang et le Tiers Etats.

Mais oui ça ira, ça ira, ça ira…

La dette de la France est estimée à 1200 milliards d’euros. Elle s’accroit chaque année. Ce qui coûte le plus cher c’est essentiellement les intérêts sur les emprunts que la France cumule fièrement depuis si longtemps.

Quelle est la solution selon le gouvernement? Réduire le nombre de fonctionnaires. C’est une idée, on ne remplace pas un poste sur deux. Ainsi on va réduire les serviteurs de l’Etat pendant que les collectivités locales recrutes massivement, on a bien un transfert de charges de l’Etat vers les Mairies, les Conseils Généraux et Régionaux. Oui, la décentralisation fonctionne bien.

L’autre idée du gouvernement c’est de permettre à certaines personnes à haut revenu de bénéficier de remises d’impôts et de cadeaux fiscaux.

Une autre idée du gouvernement est de s’attaquer aux niches fiscales, ce sont les mesures des différents ministres des finances qui ont cherché à accorder des remises d’impôts à certaines professions ou catégories de personnes telles que les taxis (47000 environ), les scaphandriers , les avocats (environ 45000) et d’autres encore…Ainsi, on voit que ce sont des métiers qui regroupent beaucoup “d’adhérents”…

Le gouvernement n’a pas eu comme idée de taxer les profits boursiers, le gouvernement n’a pas eu l’idée de penser à d’abord rembourser la dette avant de décider d’avoir un nouveau porte-avion nucléaire, le gouvernement n’a pas eu comme idée de permettre aux entreprises de s’installer avant de les taxer systématiquement, le gouvernement n’a pas eu comme idée de taxer les salaires en proportions des revenus, le gouvernement n’a pas eu comme idée de sanctionner ceux qui ont des revenus mobiliers et immobiliers suffisamment conséquent pour en vivre et néanmoins leurs permettre de toucher les aides sociales…Voilà beaucoup d’idées que le gouvernement n’a pas eu et qu’il n’aura jamais en fait.

Le Gouvernement a eu comme idée de rallonger le budget “petits fours et robes de soirées” du Ministère de la Justice, le Gouvernement a eu comme idée de financer un hélicoptère pour monsieur Estrosi qui ne voulait pas louper des petits fours, le gouvernement a eu comme idée d’augmenter le salaire du Président quand les français voient que tout augmente sauf leurs salaires, le gouvernement a eu comme idée d’encourager les entreprises qui font plus de bénéfices mais qui n’aident pas leurs salariés…

Mais la dette résulte surtout et avant tout d’un soucis bien français. La dette résulte d’une succession d’erreurs de gestions et d’investissement depuis 1959 et l’Ordonance qui organisait les Finances Publiques. Puis est arrivée la LOLF. La Loi Organique Relative aux Lois de Finances qui définit et régule les modes de gestions et les rôles des ordonnateurs et des comptables. La LOLF a un objectif de rationalisation des Finances Publiques : chaque dépense doit être justifiée. L’idée est bonne et saine, l’idée est louable et paraît ainsi décrite d’un pragmatisme rare. Oui, il faut faire en sorte que les deniers des contribuables ne soient plus gaspillés. Et de fait, tout est justifié désormais. De fait, les administrations doivent être rentable, on parle même de gains de productivités. Les députés de gauche et de droite ont tous, à l’unanimité et dans un consensus rare, adopté cette loi.

La LOLF impose que les budgets des ministères soient désormais calculés sur leurs résultats basés sur des critères soit disant objectifs et statistiques qui permettent une évaluation des besoins de ceux-ci. Ainsi, les ministères les moins performants, les moins rentables, les moins productifs verront leurs effectifs baisser mais si les ministères demeurent performant avec un nombre constant ou en baisse de fonctionnaires, ceux ci n’augmenteront pas mathématiquement. La masse salariale de l’Etat coûte cher.

Néanmoins, un article de cette loi dispose que les ordonnateurs, ceux qui décident d’une dépense, sont responsables pécuniairement sur leurs deniers personnels des dépenses qu’ils engagent. Cette responsabilité que l’on fait peser sur les épaules de ceux qui gèrent et prennent des décisions d’investissement ou de dépense paraît logique et juste. Oui mais…mais cette disposition cruciale et nécessaire ne s’applique pas aux ministres à qui l’on reconnaît une forme de dérogation dans la mesure où ceux ci sont amenés à engager des sommes tellement fortes que l’on admet qu’ils ne puissent pas rembourser sur leur patrimoine propre…Et là, la bonne intention de départ perd de son sens et le château de cartes s’écroulent avec le vent de des soupirs de d’indignations…

Plutôt que d’imposer aux ministres ou décideurs politiques une pseudo responsabilité, pourquoi ne dirait-on pas que les Ministres qui sont irresponsables avec les deniers des contribuables soient traduits en Justice et qu’ils soient passibles d’une peine d’inéligibilité et d’interdiction de fonction ministérielle? Là, il y aurait déjà un peu plus de sérieux je pense.