la crise financière avec les élections américaines…Je me demande si la Bourse va exploser quand Obama (ou McCain) sera élu…Le milieu de la finance est-il pro Obama ou pro McCain?

On n’y comprend plus rien…On nous parle d’argent fictif et d’un autre côté on nous parle aussi d’économie réelle. Donc, on spécule sur du vent mais l’Etat est prêt à investir dans les banques pour ensuite renflouer ses propres caisses…L’Etat spécule donc sur une embellie de la situation vis à vis de banques qui spéculent sur du vent, non? Donc l’Etat spécule aussi sur du vent mais avec de l’argent bien réel…

Il y a tout de même un sujet sur lequel je suis d’accord en partie avec Sarkozy, c’est sur la revendication des syndicats de fonctionnaires d’embaucher plus dans l’état actuel des choses. Celui-ci trouve que c’est irresponsable. A vrai dire, le recrutement supplémentaire n’est pas forcément nécessaire, néanmoins, il serait bon d’étudier concrètement l’utilisation qui est faite des fonctionnaires car la France n’arrive pas à considérer que le recrutement est un investissement et que, parfois, on peut se tromper. Si la formation coûte cher sur le coup, un fonctionnaire qui travaille mal ou qui ne travaille pas coûte davantage et faut-il perdre 10.000 plutôt que 100.000 ou l’inverse? Je pense que le problème principal est que les syndicats ne servent à rien, ne se battent pas sur des idées cohérentes et actuelles, leurs revendications sont passéistes et rétrogrades. Ils seraient plus crédibles de défendre ceux qui le méritent et non pas s’opposer corps et âmes par simple posture ou par principe.

Voilà un drôle de sujet me direz-vous pour un dimanche et pourtant…On nous avait dit, le Gouvernement nous avait dit et surtout le Président nous avait dit qu’ils ne toucheraient pas aux 35h mais des Députés, pressés de se débarrasser d’une des mesures phares de la gauche à son époque, ont poussé, poussé et poussé et Xavier Bertrand, le mec avec la tronche de premier de la classe, le mec gentil, le sourire à la boutonnière, a décidé de porter sur ses larges épaules cette “réforme”. Les cadres n’auront plus de RTT et le slogan “travailler plus, pour gagner plus” semble déjà désuet. Oui, sans référence par rapport à une durée légale du travail, il ne peut plus y avoir d’heures supplémentaires et finalement les 35h payées 39 vont repasser à plus de 35h payées 39 voire moins étant donné l’inflation et le coût de la vie qui augmente.

Ce constat simple, inéluctable me fait me poser une question. On parle du secteur privé et pas du secteur public pour le moment. On sait très bien que si les fonctionnaires peuvent encore bénéficier de ces mesures et qu’on ne revient pas sur cet “acquis social”, on pourra taper dessus allègrement et l’on sait très bien que dans de nombreux domaines il manque du personnel et qu’avec la volonté manifeste du gouvernement de réduire le nombre de fonctionnaires, il faudra travailler plus. En soi, la mesure n’est pas stupide, les 35h ont été une mauvaise décision, unilatérale, imposée sans réelle concertation. Mais cela a permis aussi quelques avancées sociales par rapport aux loisirs des français et le temps passé en famille. Aussi, je pense que les fonctionnaires doivent aussi être soumis à l’augmentation du temps de travail mais une fois de plus, si cela est mis en place, l’augmentation de traitement dont a parlé le Président ne pourra pas voir le jour car dès lors que les fonctionnaires travailleront plus, les 35h n’étant plus la valeur de référence, ils n’auront pas de réelle amélioration. Cette année, les syndicats ont obtenu 0.8% d’augmentation…C’est nul, c’est insuffisant. Mais cette histoire des 35h me semble mal engagée, si l’on commence déjà à faire des différences entre le public et le privé, cela va créer encore une défiance vis à vis des fonctionnaires, les critiques seront faciles et pourtant ils ne sont pas responsables des lois édictées. Ils les appliquent.

J’espère donc que si les 35h disparaissent effectivement de la sphère du travail et de la sphère sociale et j’espère que cela sera appliqué de manière égale pour tout le monde.

La dette de la France est estimée à 1200 milliards d’euros. Elle s’accroit chaque année. Ce qui coûte le plus cher c’est essentiellement les intérêts sur les emprunts que la France cumule fièrement depuis si longtemps.

Quelle est la solution selon le gouvernement? Réduire le nombre de fonctionnaires. C’est une idée, on ne remplace pas un poste sur deux. Ainsi on va réduire les serviteurs de l’Etat pendant que les collectivités locales recrutes massivement, on a bien un transfert de charges de l’Etat vers les Mairies, les Conseils Généraux et Régionaux. Oui, la décentralisation fonctionne bien.

L’autre idée du gouvernement c’est de permettre à certaines personnes à haut revenu de bénéficier de remises d’impôts et de cadeaux fiscaux.

Une autre idée du gouvernement est de s’attaquer aux niches fiscales, ce sont les mesures des différents ministres des finances qui ont cherché à accorder des remises d’impôts à certaines professions ou catégories de personnes telles que les taxis (47000 environ), les scaphandriers , les avocats (environ 45000) et d’autres encore…Ainsi, on voit que ce sont des métiers qui regroupent beaucoup “d’adhérents”…

Le gouvernement n’a pas eu comme idée de taxer les profits boursiers, le gouvernement n’a pas eu l’idée de penser à d’abord rembourser la dette avant de décider d’avoir un nouveau porte-avion nucléaire, le gouvernement n’a pas eu comme idée de permettre aux entreprises de s’installer avant de les taxer systématiquement, le gouvernement n’a pas eu comme idée de taxer les salaires en proportions des revenus, le gouvernement n’a pas eu comme idée de sanctionner ceux qui ont des revenus mobiliers et immobiliers suffisamment conséquent pour en vivre et néanmoins leurs permettre de toucher les aides sociales…Voilà beaucoup d’idées que le gouvernement n’a pas eu et qu’il n’aura jamais en fait.

Le Gouvernement a eu comme idée de rallonger le budget “petits fours et robes de soirées” du Ministère de la Justice, le Gouvernement a eu comme idée de financer un hélicoptère pour monsieur Estrosi qui ne voulait pas louper des petits fours, le gouvernement a eu comme idée d’augmenter le salaire du Président quand les français voient que tout augmente sauf leurs salaires, le gouvernement a eu comme idée d’encourager les entreprises qui font plus de bénéfices mais qui n’aident pas leurs salariés…

Mais la dette résulte surtout et avant tout d’un soucis bien français. La dette résulte d’une succession d’erreurs de gestions et d’investissement depuis 1959 et l’Ordonance qui organisait les Finances Publiques. Puis est arrivée la LOLF. La Loi Organique Relative aux Lois de Finances qui définit et régule les modes de gestions et les rôles des ordonnateurs et des comptables. La LOLF a un objectif de rationalisation des Finances Publiques : chaque dépense doit être justifiée. L’idée est bonne et saine, l’idée est louable et paraît ainsi décrite d’un pragmatisme rare. Oui, il faut faire en sorte que les deniers des contribuables ne soient plus gaspillés. Et de fait, tout est justifié désormais. De fait, les administrations doivent être rentable, on parle même de gains de productivités. Les députés de gauche et de droite ont tous, à l’unanimité et dans un consensus rare, adopté cette loi.

La LOLF impose que les budgets des ministères soient désormais calculés sur leurs résultats basés sur des critères soit disant objectifs et statistiques qui permettent une évaluation des besoins de ceux-ci. Ainsi, les ministères les moins performants, les moins rentables, les moins productifs verront leurs effectifs baisser mais si les ministères demeurent performant avec un nombre constant ou en baisse de fonctionnaires, ceux ci n’augmenteront pas mathématiquement. La masse salariale de l’Etat coûte cher.

Néanmoins, un article de cette loi dispose que les ordonnateurs, ceux qui décident d’une dépense, sont responsables pécuniairement sur leurs deniers personnels des dépenses qu’ils engagent. Cette responsabilité que l’on fait peser sur les épaules de ceux qui gèrent et prennent des décisions d’investissement ou de dépense paraît logique et juste. Oui mais…mais cette disposition cruciale et nécessaire ne s’applique pas aux ministres à qui l’on reconnaît une forme de dérogation dans la mesure où ceux ci sont amenés à engager des sommes tellement fortes que l’on admet qu’ils ne puissent pas rembourser sur leur patrimoine propre…Et là, la bonne intention de départ perd de son sens et le château de cartes s’écroulent avec le vent de des soupirs de d’indignations…

Plutôt que d’imposer aux ministres ou décideurs politiques une pseudo responsabilité, pourquoi ne dirait-on pas que les Ministres qui sont irresponsables avec les deniers des contribuables soient traduits en Justice et qu’ils soient passibles d’une peine d’inéligibilité et d’interdiction de fonction ministérielle? Là, il y aurait déjà un peu plus de sérieux je pense.