500 Hundred days of Summer

500 Hundred days of Summer

voici le dernier film que je suis allé voir aujourd’hui et je vous le conseille fortement, plutôt drôle, bien tourné, agréable à regarder même si je ne suis pas un fan des flashbacks incessants, ça passe plutôt bien et puis les séquences sont faciles à suivre (pas comme la Môme) et du coup ça rend un film plutôt réussi.

L’histoire est simple : un jeune homme touché par la fatalité croise le regard d’une fille qui ne promet rien à personne et il tombe amoureux, il nous conte à travers des petites tranches de vie l’évolution de son histoire et de leur histoire d’amour, de haine, de passions, de reproches, de disputes, de bonheur partagé, de qui pro quo, de lassitude, de routine, d’incompréhensions, d’agacements, de complicité…bref, la vie amoureuse dans toute sa splendeur et sa dureté. Tom n’accepte pas l’échec et souhaite la reconquérir mais Summer (c’est son nom), n’est pas une fille facile à attraper…Bref, une histoire basée sur la coïncidence, la fatalité, les choix, la croyance en l’espoir, en une histoire meilleure, le destin existe-t-il? chacun se fera son idée.

Toujours est-il qu’il en vaut la peine. Un bon moment à passer !

The Reader

The Reader

Michael est malade et une femme le soigne, il rentre chez lui mais poussé par le désir et la curiosité il la retrouve, lui est jeune, 15 ans et elle est déjà une femme, une belle femme. Ils se voient un été et quand ils ne font pas l’amour, il lui lit des livres. Puis elle disparaît et c’est par un concours de circonstance qu’il l’a retrouve quelques années plus tard lors d’un procès tandis qu’il fait ses études de droit. The Reader est un film tiré d’un livre. Les acteurs sont bons et même excellents, le film est prenant et poignant voire très émouvant. L’histoire d’amour est surpassée par un dilemme, par un questionnement interne : qu’aurait-on fait nous-mêmes? comment réagir quand un être qui a tant d’influence sur une vie se révèle être un autre? Les secrets aussi sont au coeur de cette histoire, des secrets enchevêtrés qui font que la honte empêche l’action. C’est un beau film, bien filmé, simplement, sans fioritures avec une fluidité dans les temps, des flash-backs utiles et nécessaires à la compréhension.

Whatever Works - Woody Allen

Whatever Works - Woody Allen

Voilà un film que j’ai apprécié : Whatever works, le dernier du célèbre et fantasque Woody Allen, un homme qui aime les femmes et qui aime l’amour et on est en plein dedans. Un vieux grincheux, Boris Yellnikov, génie de son état, se plaint sans cesse de tout et de rien et n’hésite pas à dire à chacun ses 4 vérités sans détour et sans gants. Il tombe fortuitement sur une jeune femme un peu stupide et simplette mais jolie et de bonne compagnie…Cette dernière est rejointe par sa mère qui s’est fait quitter par son mari qui est parti avec sa meilleure amie (à elle) et donc elle vient à New York pour reprendre sa vie en main. Cette dernière peu satisfaite de la rencontre de sa fille avec un vieux boudeur, provoque une rencontre avec un beau jeune homme qui est tombé amoureux “at first sight” avec la belle blonde. Puis débarque le père tandis que la mère a complètement changé de son ancienne image de femme coincée dans un carcan et qui est tombé dans l’extrême inverse pour finalement révéler aussi pour le père une frustration passée…bref, un imbroglio amoureux et social qui conclue régulièrement sur le fait que “tant que ça marche” c’est bien tout ce qui compte. Tant que chacun est heureux, tant que chacun vit son amour à son rythme, selon ses envies…

C’est un film drôle, farfelu où l’humour et les répliques cinglantes et directes fusent. Des méli-mélo de sentiments, de relations humaines, amoureuses et des joutes verbales, des rebondissements et du rire, beaucoup de rire.

Ce qui est encore plus amusant c’est qu’en sortant, je suis allé prendre un verre dans Montorgueil avec mon acolyte, et derrière nous un vieux bonhomme américain, short et chemisette à fleurs exotiques est alors rejoint par une femme et leur conversation s’engage et on se replonge immédiatement dans l’ambiance du film…un délice.

Partir

Partir

Je reviens du cinéma où je suis allé voir “Partir”. Un film français avec Sergi Lopez, Yvan Attal et Kristin Scott-Thomas. Quand l’amour fait tout chavirer, quand la vie bascule, quand les êtres se déchirent…Suzanne (Kristin Scott-Thomas) tente de reprendre son activité de kiné, elle est mariée et a deux enfants, la routine s’est installée. Son mari, Samuel,  est médecin dans un hôpital, il est installé, sa vie suit son cours. Puis arrive Ivan, un ouvrier espagnol qui sort de prison. La passion s’empare de Suzanne qui ne peut plus se séparer de son amant, elle tente de fuir son mari qui cherche à la ramener à elle, quand la frontière entre amour et haine laisse la place à un interstice. Le film est un ensemble de scène qui montre tour à tour la passion, la haine, la force, les faiblesses, l’amour et la résignation de ces personnages. Les acteurs sont remarquables, Kristin Scott-Thomas marque de son empreinte ce film. Je ne l’ai sûrement pas autant apprécié que d’autres mais cela reste un bon film qui mérite d’être vu.

Staten Island

Staten Island

Little New York c’est en fait Staten Island ! Oui, cette île délaissée en face de Manhattan est le théâtre d’une petite guerre entre un petit Boss de la mafia (Vincent D’Onofrio) et ses propres hommes de main qui veulent se débarrasser de lui. Si l’histoire en restait là, ça pourrait être assez chiant mais non, ce n’est pas tout. Il y a Sullivan (Ethan Hawke), l’employé du fuel qui prend trois douches pour chasser l’odeur nauséabonde, et Jasper, un boucher du délicatessen local, muet et un peu dur de la feuille friand de courses de chevaux, qui ont chacun leur petite histoire mais qui sont intimement liés à celle du Boss tant leurs destins vont se croiser et leurs vies misérables aux uns et aux autres vont tragiquement se terminer. Tout ça peut sembler un peu confus et si peu intéressant et pourtant…Pourtant, si ce n’est pas un super film, la prestation des acteurs est bonne et même très bonne.

Mon enfance me poussait à aller voir cette adaptation d’un dessin animé et de figurines pour gamins que j’ai eues et que j’adorais à l’époque et avec lesquelles j’ai tant joué. Il y avait les GI Joe contre les Cobras et ils avaient tous des noms super et des armes qui les caractérisaient. C’est donc avec des yeux d’enfant que je suis allé au ciné.

Hélas, hélas, hélas, trois fois hélas, ce fut d’un ennui…film d’action assez médiocre, les effets spéciaux sont “cheap”. Le scénario n’est pas si mal mais alors le fait d’aller à Paris pour détruire la Tour Eiffel (ça semble être un fantasme américain car ce n’est pas le seul film) à coups de nano-trucs.

Bref…des combats sous l’eau et dans les airs, sur terre et entre bons et méchants. Mais c’est un film chiant !

Young Victoria

Young Victoria

Je reviens du ciné où j’ai vu “Victoria, les jeunes années d’une Reine”. Le titre français est con-con à mon avis.

Un beau film, de beaux costumes, de sublimes acteurs et actrices, et une histoire : celle de la jeune Victoria dont la vie et l’éducation ont été strictes et son accession au trône prévue et préparée par les politiciens et les alliés de la Couronne d’Angleterre. Les Monarchies d’Europe sont toutes liées les unes avec les autres et la puissance du Royaume Uni oblige certains autres Rois à demander son aide et sa protection. Au delà de l’intrigue politique qui est le fond de cette histoire, il y a l’amour d’une future Reine pour un jeune homme d’une autre famille des grands de cette époque : Albert de Saxe Coburg Gotha (cf ici). Leur rencontre politique au départ devient une histoire d’amour et la Reine Victoria épousera Albert qui deviendra le Prince Consort.

Ce film nous montre comment Victoria est arrivée sur le Trône, comment elle fut conseillée par Lord Melbourne, un fin politicien, quelques fois manipulée et parfois mal inspirée, la Reine tente de faire sa place et d’imposer ses choix. Il nous montre aussi l’amour naissant et les tractations du Prince Léopold pour obtenir cette alliance.

Ce film nous parle aussi des relations de Victoria avec sa mère qui l’a complètement coupée de la Cour du Roi et l’a empêchée de vivre tant elle était toujours suivie et protégée selon un système appelé le système Kensington où les moindres mouvements de la jeune Victoria étaient accompagnés et surveillés.

Dans ce film on se rend compte de la différence entre la politique exercée par une Reine dont c’est le devoir et pour lequel elle va consacrer sa vie et son énergie face aux politiciens dont l’exercice du pouvoir est une ambition. Deux mondes qui co-existent : les élus de Dieu et les élus du peuple et le film montre combien Victoria est attachée à sa fonction et à faire le bien de son peuple.

Young Victoria

Young Victoria

Public Enemies c’est la biographie accélérée en morceaux choisis de John Dillinger, un gangster comme on en fait plus. Il est incarné par un Johnny Depp plus jeune que demain. Sa compagne est jouée par Marion Cotillard qui l’aime d’amour fou.

Dillinger est un braqueur de banque qui sait aussi s’évader des prisons dans lesquelles on l’enferme. Parallèlement, on connaît les débuts du FBI, dirigé par J.E. Hoover et John Purvis est l’homme qui va traquer Dillinger jusqu’à sa fin.

Le film est plutôt pas mal. J’ai beaucoup aimé la façon de filmer, la qualité des images, les costumes et la mise en scène. J’ai trouvé Johnny Depp très intense dans ce rôle et son adversaire pour l’occasion est également surprenant dans ce rôle d’incorruptible. Marion Cotillard est plutôt décevante…et puis elle n’a pas un rôle si important.

Ce qui m’a dérangé c’est la pétarade incessante et la violence récurente, beaucoup de canardage et beaucoup de sang…

Néanmoins, plus de positif que de négatif : je vous le conseille !

Je suis allé voir Very Bad Trip parce que “c’est trop drôle, j’ai pas arrêté de rire du début à la fin”. Et comme on m’a conseillé un film, j’y suis allé. Effectivement, le film est drôle et les gags sont efficaces, les blagues aussi et les répliques sont souvent incisives.

Cependant, si le film m’a permis de passer un bon moment (j’ai dormi les 3 premières minutes), j’ai trouvé que la réalisation n’était pas une réussite et si l’enchaînement des blagues et gags est plutôt bon, je trouve que la fin se précipite un peu du style “on a tout mis dans le panier parce que c’est tout ce qu’il nous restait”. Et c’est bien dommage, ça donne un goût d’inachevé.

Le vrai titre est d’ailleurs “the hangover” et c’est déjà plus parlant pour moi parce que j’ai eu ce genre de soirée (une fois) et j’ai aussi fait des enterrements de vie de garçons (deux fois) avec un black-out pour le deuxième.

En bref, c’est drôle et efficace, ça permet de passer un bon moment, je ne peux que vous le conseiller.

Jeux de Pouvoir

Jeux de Pouvoir

j’étais parti pour aller voir “Very Bad Trip” et puis j’ai décidé d’aller voir Jeux de Pouvoir avec Russel Crow, Ben Affleck et Helen Mirren (et d’autres dont je ne connais pas les noms).

Tout d’abord un bon casting.

Ensuite un bon scénario.

Enfin une bonne réalisation.

Russel Crow incarne un journaliste qui bosse dans le Washington Post et qui enquête sur la mort d’un jeune noir et les blessures par balles d’un cycliste. Peu à peu, les éléments de son enquête l’emmènent à s’intéresser à une affaire plus importante et qui concerne un vieil ami de la fac : Ben Affleck, un jeune député ambitieux. Helen Mirren est rédac-chef du journal et dans un langage fleuri elle fait comprendre à Russel Crow que le temps c’est de l’argent et que le journal a besoin de ses articles pour générer du pognon.

Bref, l’intrigue est bonne voire haletante, c’est un des rares films où je n’ai pas deviné la fin dès le début et j’ai été emmené dans cette histoire et cette enquête comme un gamin. Ce film traite des relations entre la presse, les relations ami-amour, les relations ami-amant, les relations amour-haine et donc des relations humaines qui sont toujours un rapport de force.

Voilà un bon film qui mérite d’être vu et apprécié, je vous le recommande particulièrement.

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