500 Hundred days of Summer

500 Hundred days of Summer

voici le dernier film que je suis allé voir aujourd’hui et je vous le conseille fortement, plutôt drôle, bien tourné, agréable à regarder même si je ne suis pas un fan des flashbacks incessants, ça passe plutôt bien et puis les séquences sont faciles à suivre (pas comme la Môme) et du coup ça rend un film plutôt réussi.

L’histoire est simple : un jeune homme touché par la fatalité croise le regard d’une fille qui ne promet rien à personne et il tombe amoureux, il nous conte à travers des petites tranches de vie l’évolution de son histoire et de leur histoire d’amour, de haine, de passions, de reproches, de disputes, de bonheur partagé, de qui pro quo, de lassitude, de routine, d’incompréhensions, d’agacements, de complicité…bref, la vie amoureuse dans toute sa splendeur et sa dureté. Tom n’accepte pas l’échec et souhaite la reconquérir mais Summer (c’est son nom), n’est pas une fille facile à attraper…Bref, une histoire basée sur la coïncidence, la fatalité, les choix, la croyance en l’espoir, en une histoire meilleure, le destin existe-t-il? chacun se fera son idée.

Toujours est-il qu’il en vaut la peine. Un bon moment à passer !

ce que j’aime dans l’amertume des autres c’est leur capacité à démontrer leur lâcheté. J’ai passé un cap. J’ai réussi à surmonter une forme de dépression.

Le problème avec l’amour ou l’amitié c’est la confiance. J’ai commis une erreur il y a quelques temps et j’en paye les conséquences, j’assume ce que j’ai fait, involontairement, bien que certains pensent le contraire. Je suis quelqu’un d’honnête et de sincère, je n’ai pas besoin de subterfuges pour arrive à mes fins et encore moins de mentir pour tenter de faire passer la pilulle. Je n’ai pas besoin de ça car je suis suffisamment conscient de mes limites et de mes capacités. Or, ce que je vois dans cette histoire c’est que l’amertume fait dire des choses complètement stupides. Il est à noter qu’une querelle de vocabulaire a fait que je me suis coupé de certaines personnes mais je n’avais pas besoin de morale ni de cours de français pour comprendre ma bévue. Dès lors, je m’aperçois que certaines personnes n’appellent que quand ils ont des problèmes et qu’ils se retrouvent confrontés à leur propre réalité : ils ont menti, trompé, caché, dissimulé. Mais ils ont ce besoin maladif de s’en prendre à d’autres pour camoufler leur propres erreurs car ils n’assument pas leurs actes. La vie est faite de rencontres : amicales ou amoureuses et les gens traversent nos vies, parfois s’arrêtent, souvent continuent leur chemin et nous ne les revoyons jamais.

Je suis toujours amusé de voir que la rancoeur est souvent déplacée tant la personne qui demeure si vindicative à tant de choses à se reprocher en comparaison d’un “secret” confié et malheureusement dévoilé sans volonté de nuire.

Je considère que la confiance se mérite et s’acquiert, j’ai (et je le reconnais) trahi une confiance, le pardon n’est pas simple à donner même pour ceux qui ont une foi si grande et si forte.

Les leçons qu’on prend dans la vie nous viennent de nos expériences souvent négatives et l’on tente d’en tirer du positif : alors merci.

Jeux de Pouvoir

Jeux de Pouvoir

j’étais parti pour aller voir “Very Bad Trip” et puis j’ai décidé d’aller voir Jeux de Pouvoir avec Russel Crow, Ben Affleck et Helen Mirren (et d’autres dont je ne connais pas les noms).

Tout d’abord un bon casting.

Ensuite un bon scénario.

Enfin une bonne réalisation.

Russel Crow incarne un journaliste qui bosse dans le Washington Post et qui enquête sur la mort d’un jeune noir et les blessures par balles d’un cycliste. Peu à peu, les éléments de son enquête l’emmènent à s’intéresser à une affaire plus importante et qui concerne un vieil ami de la fac : Ben Affleck, un jeune député ambitieux. Helen Mirren est rédac-chef du journal et dans un langage fleuri elle fait comprendre à Russel Crow que le temps c’est de l’argent et que le journal a besoin de ses articles pour générer du pognon.

Bref, l’intrigue est bonne voire haletante, c’est un des rares films où je n’ai pas deviné la fin dès le début et j’ai été emmené dans cette histoire et cette enquête comme un gamin. Ce film traite des relations entre la presse, les relations ami-amour, les relations ami-amant, les relations amour-haine et donc des relations humaines qui sont toujours un rapport de force.

Voilà un bon film qui mérite d’être vu et apprécié, je vous le recommande particulièrement.

C’est ce qu’on dit en tous cas. Hop, pouf, vlan, mon esprit se lâche et je peux, tout en écoutant Janet Jackson, me répandre sur ma vie.

Quoi de neuf me demandent les gens. Rien. Rien ou presque, et c’est presque rien. Rien car depuis que j’ai surmonté la rupture, je me suis lancé à fond dans le boulot, une échappatoire, oui, certes, mais mon meilleur remède contre l’anxiété et la tristesse. Cela me fait du bien, je ne suis pas un workoholic car je sais m’arrêter et mettre le hola quand cela est nécessaire et donc c’est une bonne dose de concentration qui me permet de zapper le reste mais vraiment tout le reste car une fois que je suis dedans il est impossible pour moi de revenir sur autre chose dans le temps où je m’y consacre.

La nouveauté dans ma vie c’est 7 mois de célibat. Aucune histoire, quelques rencontres mais pas de lendemain, pas de projets, pas d’envies. La nouveauté c’est l’opportunité d’un nouveau poste, je ne parle jamais de mon boulot, et pour cause, parce que , c’est un moyen de vivre pas une fin en soi. Je m’y consacre de manière pleine et entière. Bref, j’attends une réponse, wait and see…

La nouveauté c’est l’opération de l’épaule à la fin du mois de juin puis trois mois où je vais devoir attendre, faire de la kiné, me remettre en forme, attendre, être patient, ne plus pouvoir aller sur le terrain, ne plus faire de sport du tout, être dépendant des autres. La somme de toutes les choses que je déteste par dessus tout, ou presque.

La nouveauté c’est mon état d’esprit. C’est la capacité à rebondir après six mois d’un enfer quotidien où j’étais enfermé, prisonnier de mon esprit et de ses questionnements, aucune réponse et puis j’ai eu ce déclic qui tient à rien. J’ai eu la présence d’esprit d’y croire et d’avancer. Voilà, je vais bien, sans raison particulière, pas parce que je m’en persuade ou que c’est le seul moyen ou la seule chose à faire, non. Je revis. Un jour, un jeune homme qui me plaisait tant m’a dit que j’étais comme le phoenix. je trouvais ça con, je trouvais ça prétentieux. Alors aujourd’hui, oui, je suis con et prétentieux mais je suis revenu des cendres, des ruines et des larmes.

La nouveauté c’est cette remarque d’un charmant jeune homme qui m’a “abordé” : “à 29 ans, quand sentimentalement on n’a rien vécu, il faut se poser des questions”. Oui, certes, il doit y avoir une cause qui expliquent la conséquence que je suis, que je vis, que j’ai endurée.

Oui, n’avoir pas eu de relation “longue durée”, avec tout le bémol que l’on se doit d’y attacher dans notre société du tout-jetable, c’est effectivement une situation préoccupante, pour le moins. Mais n’est-ce pas là aussi un fait de société qui veut que l’on ne peut pas aujourd’hui vivre comme au temps de nos grands-parents qui savaient affronter les difficultés, qui acceptaient l’adversité, qui vivaient parfois d’amour et parfois pas et qui duraient 60 ans. Aujourd’hui, le moindre soucis devient un Everest, la moindre contradiction devient un casus belli, le moindre défaut de l’autre se compare à une imperfection dont on demande le remboursement de la garantie car on a trouvé moins cher et mieux ailleurs.

Oui, notre société dérive doucement vers le perfectionnisme, notre société se transforme en laboratoire géant, nous sommes les rats que nous inoculons de nos propres contradictions. Nous voulons tout et son contraire, nous voulons le mieux sans le moins bien, nous exigeons la qualité sans les défauts. Nous nous imposons des règles dans une civilisation qui ne supporte plus les règles, chacun sa loi, chacun ses directives. Lui n’est pas mieux que moi, j’ai le droit, je m’autorise à…L’autre ne veut plus rien dire, l’altruisme a été balayé par l’individualisme et nous recherchons notre bonheur propre par l’intermédiaire des autres, nous ne sommes que les instruments de nos propres fantasmes et de nos envies.

Le mieux est l’ennemi du bien. Le pire est à venir.