
Sweet Passion
Cet album date de 1977 (Atlantic), je l’ai trouvé dans une boutique à Paris il y a quelques années en cherchant des vynils de la Reine de la Soul, Aretha Franklin. Tout comme la période, il est disco, il est fort, il est chargé d’émotion tant sa voix transperce la carapace de nos âmes. Cet album m’était totalement inconnu avant de l’acheter et la pochette me faisait penser que ce n’était probablement pas son meilleur. Je me trompais, si cet album n’est pas celui que je préfère, il reste selon moi dans son top 10 voire un top 5. Aretha a connu différentes périodes et différents styles de musiques, elle a su souvent s’adapter et parfois elle a pu s’égarer…Les années 80 n’ont pas été sa meilleure période. Dans Sweet Passion nous sommes à la frontière entre la Soul et le Disco. Certains morceaux nous ramènent vers ses premiers succès et l’instrumentation des morceaux est simplement magique et transporte tout, nous donne la chair de poule. D’autres chansons comme “No One Could Ever Love You More” ou “Sunshine Will Never Be The Same” donnent un ton plus disco, plus festif, plus rythmé. Sa voix est encore envoutante et forte, elle change d’octave avec talent pour nous transmettre sa passion de la chanson, de la musique et de l’interprétation. Je peux me passer cet album en boucle tant je le trouve bon.
Sweet Passion :
- Break It To Me Gently,
- When I Think About You,
- What I Did For Love,
- No One Could Ever Love You More,
- A Tender Touch,
- Touch Me Up,
- Sunshine Will Never Be The Same,
- Meadows Of Springtime,
- Mumbles : I’ve Got The Music In Me,
- Sweet Passion.
Sweet Passion, 1977, produit par Lamont Dozier & Aretha Franklin.
je suis donc allé à Ikea aujourd’hui. Le géant suédois s’agrandit encore et toujours. Il y avait un monde, pas étonnant une presque veille de rentrée scolaire. J’ai eu la chance de tomber sur des amis (et leurs enfants) et nous avons donc terminé notre tour ensemble. Ikea c’est le type même d’endroit que j’aime et que je déteste. Il y a beaucoup d’objets, de luminaires et de ptits trucs sympas que j’aimerais acheter simplement il y a du monde et quand on est agoraphobe comme je peux l’être, ça m’angoisse, ça me stresse et ça me rend très nerveux.
Il semble qu’Ikea ou tout autre grande surface tel que les centres commerciaux est propice à ce que les familles et les gens qui aiment déambuler s’y retrouvent. C’est un peu comme un “happening”, les gens adoptent cette démarche lente et de touriste qui m’énerve. Dans un magasin on perd son temps et surtout quand on vient sans savoir ce qu’on y cherche. Je savais ce que je cherchais en allant à Ikea et je suis reparti avec ce que j’avais prévu d’acheter. Je ressors de là avec une sorte de stresse assez fort puisque mon dos me tire.
Ikea c’est le royaume des gens qui ne regardent pas autour d’eux, qui ne savent pas ce qu’ils font ou là où ils vont et qui se foutent royalement de discuter de la largeur d’une étagère en se trouvant en plein milieu du passage…Ikea c’est un microcosme, une fourmilière humaine qui grouille et qui ne cesse de s’activer avec ses règles chaotiques et ses bouleversements systématiques jusqu’à la caisse où les impatiences grandissent avec tous ces gens qui râlent que ça n’avance pas assez vite et surtout aux caisses automatiques sans “hôtesse” et qui exaspèrent celles et ceux qui ont décrété qu’ils se servaient mieux de la “douchette” que le gros lard devant elles et eux qui attendent intolérablement leur tour…

Whatever Works - Woody Allen
Voilà un film que j’ai apprécié : Whatever works, le dernier du célèbre et fantasque Woody Allen, un homme qui aime les femmes et qui aime l’amour et on est en plein dedans. Un vieux grincheux, Boris Yellnikov, génie de son état, se plaint sans cesse de tout et de rien et n’hésite pas à dire à chacun ses 4 vérités sans détour et sans gants. Il tombe fortuitement sur une jeune femme un peu stupide et simplette mais jolie et de bonne compagnie…Cette dernière est rejointe par sa mère qui s’est fait quitter par son mari qui est parti avec sa meilleure amie (à elle) et donc elle vient à New York pour reprendre sa vie en main. Cette dernière peu satisfaite de la rencontre de sa fille avec un vieux boudeur, provoque une rencontre avec un beau jeune homme qui est tombé amoureux “at first sight” avec la belle blonde. Puis débarque le père tandis que la mère a complètement changé de son ancienne image de femme coincée dans un carcan et qui est tombé dans l’extrême inverse pour finalement révéler aussi pour le père une frustration passée…bref, un imbroglio amoureux et social qui conclue régulièrement sur le fait que “tant que ça marche” c’est bien tout ce qui compte. Tant que chacun est heureux, tant que chacun vit son amour à son rythme, selon ses envies…
C’est un film drôle, farfelu où l’humour et les répliques cinglantes et directes fusent. Des méli-mélo de sentiments, de relations humaines, amoureuses et des joutes verbales, des rebondissements et du rire, beaucoup de rire.
Ce qui est encore plus amusant c’est qu’en sortant, je suis allé prendre un verre dans Montorgueil avec mon acolyte, et derrière nous un vieux bonhomme américain, short et chemisette à fleurs exotiques est alors rejoint par une femme et leur conversation s’engage et on se replonge immédiatement dans l’ambiance du film…un délice.

Partir
Je reviens du cinéma où je suis allé voir “Partir”. Un film français avec Sergi Lopez, Yvan Attal et Kristin Scott-Thomas. Quand l’amour fait tout chavirer, quand la vie bascule, quand les êtres se déchirent…Suzanne (Kristin Scott-Thomas) tente de reprendre son activité de kiné, elle est mariée et a deux enfants, la routine s’est installée. Son mari, Samuel, est médecin dans un hôpital, il est installé, sa vie suit son cours. Puis arrive Ivan, un ouvrier espagnol qui sort de prison. La passion s’empare de Suzanne qui ne peut plus se séparer de son amant, elle tente de fuir son mari qui cherche à la ramener à elle, quand la frontière entre amour et haine laisse la place à un interstice. Le film est un ensemble de scène qui montre tour à tour la passion, la haine, la force, les faiblesses, l’amour et la résignation de ces personnages. Les acteurs sont remarquables, Kristin Scott-Thomas marque de son empreinte ce film. Je ne l’ai sûrement pas autant apprécié que d’autres mais cela reste un bon film qui mérite d’être vu.
quand j’allais prendre mon RER pour me rendre sur Paris, un vieil homme qui montait les marches est tombé, je suis allé l’aider. J’ai souvent du mal à savoir comment réagir face à ce genre d’événements et là, sans me poser de questions, je suis allé l’aider. Je lui ai tendu la main et l’ai soutenu pour qu’il se relève.
Parfois, je me dis que je devrais intervenir tout le temps dans ce genre de situation mais à d’autres moments quand je vois qu’il y a déjà du monde je me demande à quoi bon intervenir.
La détresse des gens peut me tétaniser aussi et je n’ose pas aller au delà, pourtant je sais que j’en suis capable comme quand je travaillais dans un CHU. J’y ai vu des gens malades, des gens en convalescence, des gens souffrir et des gens qui étaient là, comme moi, pour aider.
Nous ne sommes pas grand chose en définitive, c’est vraiment une chose dont je suis sûr.
quel sentiment étrange que de se sentir stressé par le mariage d’un autre. Je ne suis pas le témoin ni même un membre de la famille mais je ressens du stress à quelques heures du dénouement heureux de l’union de deux personnes. C’est un ami que je connais depuis environ 15 ans et avec qui j’ai partagé beaucoup de choses au niveau du sport. Quelqu’un de fidèle et de loyal qui n’hésite pas à faire l’effort d’appeler et de prendre des nouvelles.
C’est quelqu’un de volontaire et d’engagé qui aime s’investir dans les causes qui lui semblent importantes.
Je me rappelle une fois où il me disait “mais je ne sais pas si c’est elle la bonne personne” et je lui ai répondu : “mais on ne peut jamais savoir”. L’avenir est incertain mais si je ne sais pas comment il est en couple, je le vois dans d’autres cadres et je me dis que ce qu’il apporte aux autres sans intérêt et sans réciprocité, il ne peut qu’être aussi bon dans ce qu’il y a de plus intime.
On a fait son enterrement de vie de garçon à Dublin, pris au saut du lit (6h00), emmené de “force”, déguisé en golfeur pour une destination inconnue alors pour lui. Tout s’est bien passé, on a bien rigolé, bien bu et on est tous rentré en un seul morceau.
J’étais ravi de participer à tout ça et je suis d’autant plus heureux d’assister au mariage et d’être là pour être le témoin anonyme de cette union entre deux personnes adorables.
Le marié et la mariée doivent être extrêmement stressés à l’heure qu’il est. May your marriage be one of the most beautiful days of your life.
Mon enfance me poussait à aller voir cette adaptation d’un dessin animé et de figurines pour gamins que j’ai eues et que j’adorais à l’époque et avec lesquelles j’ai tant joué. Il y avait les GI Joe contre les Cobras et ils avaient tous des noms super et des armes qui les caractérisaient. C’est donc avec des yeux d’enfant que je suis allé au ciné.
Hélas, hélas, hélas, trois fois hélas, ce fut d’un ennui…film d’action assez médiocre, les effets spéciaux sont “cheap”. Le scénario n’est pas si mal mais alors le fait d’aller à Paris pour détruire la Tour Eiffel (ça semble être un fantasme américain car ce n’est pas le seul film) à coups de nano-trucs.
Bref…des combats sous l’eau et dans les airs, sur terre et entre bons et méchants. Mais c’est un film chiant !