Mythe Ô Manie !
C’est par une chaude nuit d’été
Qu’une jeune fille ensorcelée
S’élève alors dans les airs
Pour échapper a l’ordinaire
D’une vie triste, sans amour
Qui peu à peu lui joue des tours.
Son esprit comme son corps
Par l’imagination découvrent
De mille rêves son existence
Qu’elle observe avec distance.
Elle pense aux autres qu’elle jalouse
Celles qui sont belles et qui épousent
Les princes charmants rêvés
Qu’elle imagine n’avoir jamais.
Alors elle part dans un délire
Mélancolique, plein de désirs
Qu’elle souhaite sans y croire
Un jour, une heure, peut-être avoir.
Et son esprit sans une limite
Dan chaque petit coin abrite
Autant d’idées que de blessures
« Au moins, pense-t-elle, j’ai le futur ».
Alors partout elle vagabonde
Pour réaliser que la terre est ronde.
Il faut sur terre revenir
Mais c’est bientôt qu’elle veut partir
Rejoindre ses héros inventés
Qui lui donnent l’illusion d’exister.
La réalité moins douce
Tout doucement la pousse
Vers l’amertume redoutée
Celle de la mort, celle de la paix
Et de son âme et de son corps
Pour qu’enfin tombe le décor
De cette vie qu’elle pense mener
Parmi tant d’êtres qu’elle connaît
Ceux qui écoutent et qui y croient
Aux mots prononcés avec joie
Qui inlassablement
Cachent en elle ce qu’elle est…car elle ment.
22 juillet 1999
